Suppressions de postes Le gouvernement méprise une fois de plus le travail des personnels administratifs.

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Suppressions de postes. Le gouvernement méprise une fois de plus le travail des personnels administratifs.

Avec 400 suppressions de postes pour 2019, les personnels administratifs font encore les frais des choix budgétaires du gouvernement Macron.

Dans notre académie, ce sont 14 postes en services et établissements qui sont appelés à être supprimés à la rentrée 2019. Côté personnels techniques, pas de suppressions de

postes prévues (normalement!) mais pas de créations alors que les besoins sont réels !

Evolution des postes

administratifs

RGPP

2007/2012

 

2013

 

2014

 

2015

 

2016

 

2017

 

2018

 

2019

Solde

2007-2019

Nantes 150 9 0 9 12 12 6 14 128

 

2018-2019 : 2 années de brutales suppressions de postes

Après un répit de quelques années, les suppressions de postes repartent de plus belle. On constate que le rattrapage des 1500 postes supprimés par la RGPP est loin d’être effectif et que des académies paient de lourds  tributs  comme  Lille,  Nancy  Metz,  Reims  ou Caen et Rouen.

Une analyse un peu attentive des académies fusionnées ou en passe de l’être indique la tendance qui va suivre en termes de nouvelles mutualisations de services. En 2 ans, Rouen perd 28 postes en 2 ans et Caen perd 21 postes. Dijon et Besançon perdent 25 et 21 postes.

Des académies dont la fusion était longtemps à l’étude sont fortement impactées : Lille et Amiens perdent 38 postes et 21 postes, Aix-Marseille et Nice perdent 15 et 10 postes. Poitiers et Limoges perdent 19 et 13 postes.

Dans  l’Est,  le  pôle  Nancy  Metz,  Strasbourg  et Reims perd 96 postes à elles trois.

A la Centrale, c’est 52 postes supprimés dont six au service des examens.

Pour Nantes et Rennes, ce sont 20 et 22 postes supprimés  en  deux  ans  alors  que  les  effectifs é l è v e s  r e s t e n t  g l o b a l e m e n t  s t a b l e s  v o i r e augmentent dans le second degré.

Travailler plus sans gagner plus – Le travail, ce n’est pas la santé ! Ce n’est plus possible

Le  gouvernement  poursuite  sa  politique  de  casse  de  la  Fonction  publique  en  considérant  que  les fonctionnaires ne servent à rien et sont trop nombreux et veut même les remplacer par plus de contractuels.

Aux yeux de notre hiérarchie, du gouvernement et du secrétaire d’État à la Fonction publique, c’est comme si chaque collègue partant à la retraite et non remplacé ne faisait strictement rien de ses journées.

Un tel mépris parle bien plus que les beaux discours de rentrée sur la communauté éducative et la reconnaissance de l’implication et du dévouement des personnels.

Si nous ne nous révoltons pas, le travail va retomber sur les collègues encore en poste et chaque académie va recourir à encore plus de personnel précaire vacataire pour boucher les trous. C’est à la fois notre avenir statutaire et l’avenir des collègues contractuels qui est en jeu car ils en feront les frais en premier lieu.

L’autre conséquence, c’est encore plus de fatigue, de stress, d’heures supplémentaires et c’est notre santé qui est en danger.

Salaires et point d’indice : rien pour le pouvoir d’achat

Si Macron lâche quelques euros suite au mouvement des gilets jaunes,   il le fait sur de l’argent public, les grandes entreprises et les plus riches n’étant pas mis à contribution. Rien n’est prévu pour revaloriser les salaires de la fonction publique et le redémarrage des mesures PPCR n’est que du saupoudrage quand la pension civile augmente encore de 0.27% à compter du 1er janvier 2019.

Le  point  d’indice  est  gelé  et  la  perte  de pouvoir d’achat s’élève à près de 18 %.

Dans le même temps, l’ISF n’est pas rétabli et les grosses entreprises et le patronat continue de bénéficier de dizaines Milliards d’euros de cadeaux fiscaux.

Cet argent là, il doit aller dans les services publics, dans l’Education nationale, les hôpitaux,…pas dans les poches d’un patronat qui n’embauche pas, précarise ses salarié.es et sert grassement ses actionnaires.

Ajoutons que l’exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires n’est pas un cadeau pour les salarié.es mais un leurre visant à détruire progressivement la couverture solidaire des risques de la vie mise en place par les cotisations maladie, chômage et retraite. Les mesures Macron aggravent donc considérablement la casse de la protection sociale.

Marre de subir ces dégradations sans rien dire? Mobilisons-nous !

Toutes les organisations syndicales déplorent les suppressions de postes mais il faut nous organiser collectivement pour faire reculer le gouvernement. En une menace de journée de grève massive, les policiers ont obtenu des augmentations de salaires et des promesses de moyens supplémentaires.

Dans l’Education nationale, les personnels administratifs  et  techniques  sont  bien  souvent des personnels oubliés, très souvent isolés, notamment dans les EPLE.

Il est temps que nous nous fassions entendre, à l ‘ h e u r e  o ù  d ‘ a u t r e s  p e r s o n n e l s  s ‘ e x p r i m e n t syndicalement  ou  à  travers  des  mouvements n o t a m m e n t   c o n t r e   l a   r é f o r m e   d e   l a   v o i e professionnelle et de l’enseignement général.

Qu’attendons-nous pour faire tous ensemble la même  chose ?  Collectivement,  notre  force  est puissante et il en va de nos conditions de travail !

Si nous nous arrêtons tous ensemble de faire tourner les services et les établissements, le gouvernement ne pourra que reculer.

La CGT Éduc’action est engagée dans tous les cadres unitaires susceptibles de faire converger les luttes contre les contre-réformes du gouvernement, contre les suppressions de poste et pour l’augmentation des salaires.

Elle appelle les personnels à se réunir rapidement dans les services et les établissements et faire un état de la dégradation des conditions de travail sur le terrain et faire remonter collectivement les revendications.

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