Déclaration liminaire CCP Non-titulaires Enseignant.e.s, personnels d’éducation et d’orientation du second degré 13 juillet 2017

Déclaration liminaire CCP Non-titulaires Enseignant.e.s, personnels d’éducation et d’orientation du second degré

13 juillet 2017

 

 

 

 

Cette CCP des affectations est l’occasion pour la CGT Educ’Action Nantes d’alerter à nouveau le rectorat sur les problématiques des contractuel.les lors des phases d’affectations.

 

Les rentrées se succèdent et se ressemblent pour bon nombre de collègues : affectations tardives ; temps incomplets imposés, postes partagés sur deux voire trois établissements. La CGT Educ’Action tient à interpeller sur les risques psychosociaux que peuvent engendrer certaines situations.

 

Aussi, pour pouvoir dans le respect des vœux et du barème affecter les agents, nous tenons à ce que l’intégralité des affectations ait lieu lors des CCP. La seule CCP d’aujourd’hui ne suffisant pas, nous continuons de demander la tenue d’une CCP d’affectations fin août afin de répondre à la nécessité de clarté. Ajoutons que dans d’autres académies, des GT d’affectations se tiennent bien fin août. Comment le rectorat de Nantes justifie-t-il ces refus répétés ?

 

Nous tenons en particulier à souligner les propositions de quotités très basses (7 heures, 8 heures, 6 heures…) doublées parfois d’un éloignement géographique sans possibilité de refuser le poste légitimement. Cette réalité plonge certains personnels dans des situations financières impossibles, et humainement inacceptables. Pour cette raison, la CGT demande d’une part à ce qu’il n’y ait pas de baisse de quotité imposée aux personnels et à ce que les refus de poste pour éloignement géographique supérieur à 50 kilomètres soient considérés comme un motif légitime de refus d’emploi.

De plus, au même titre que les enseignant.es titulaires aspirent parfois à une évolution ou une réorientation professionnelle, nous demandons également à ce que les personnels contractuels qui font le choix d’une nouvelle orientation de carrière à l’issue d’un CDD ne se voient pas refuser l’indemnisation chômage avec le motif de « démission anticipée à l’initiative du/de la salarié.e ».

Par ailleurs, le transfert du service chômage du rectorat vers Pôle Emploi est censé accélérer l’indemnisation des personnels contractuels. Mais compte-tenu des modalités de liquidation des salaires (acomptes  en cas de contrats courts et décalage des paies, production différée des bulletins de salaire), la CGT Educ’Action demande à ce que les personnels de tous les centres de Pôle Emploi soient bien informés des modalités de gestion de l’Education nationale pour ne pas pénaliser les éventuel.les bénéficiaires dans le calcul des compléments chômage.

Enfin, la CGT Educ’Action sait que la gestion des affectations occasionne aussi une augmentation des tâches dans les services et plus particulièrement pour les personnels de la DIPE 5 et des conditions de travail difficiles, faute d’effectif suffisant. C’est pourquoi, nous demandons également de renforcer en postes de titulaires les effectifs de la DIPE 5 et de tout mettre en œuvre pour que le service soit doté des outils de gestion les plus adaptés et de meilleures conditions de travail.

 

La fin de la précarité passera forcément par une loi de titularisation, élargie à l’ensemble des personnels précaires, seule à même d’apporter des réponses statutaires et collectives. A défaut, la CGT Educ’Action Nantes revendique la garantie de réemploi de tou.tes.

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