Après Stanislas à Paris, l’Immaculée à Pau, le Caousou à Toulouse, Jean-Paul II à Compiègne, voici que ND de Bétharram, établissement catholique lui aussi sous contrat, fait l’objet de plusieurs plaintes. Cette institution, réputée pour ses conditions « strictes » d’accueil des jeunes, fait l’objet d’une information judiciaire. Durant ces décennies, des violences exercées à l’encontre des élèves ont été dénoncées, mais, comme bien souvent dans l’enseignement catholique : l’omerta prévaut.
Pourtant, selon le porte-parole des victimes du collège-lycée catholique des Pyrénées-Atlantiques Alain Esquerre, « c’était de notoriété publique » : l’établissement était violent. D’après lui « tout le monde savait », notamment dans le cercle de notables du département. Mais il a fallu attendre 2024 pour que les victimes soient écoutées : plus d’une centaine d’élèves ont déposé plainte pour des violences et agressions sexuelles, subies entre les années 1950 et 2010. Sur ce dossier, F.Bayrou qui n’a jamais de mots assez durs contre la délinquance (qu’il gifle devant les caméras) incarne ce silence : la macronie parle d’un « manque de précisions »; Mediapart de mensonges : le premier ministre n’admet pas avoir su et couvert ses proches impliqués en se taisant.
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La CGT-EP demande donc que des moyens conséquents soient fléchés vers :
- le contrôle régulier, rigoureux et massif des établissements (financement et fonctionnement). La promesse de 40% d’établissements contrôlés ne suffit pas surtout si seuls 10% des contrôles sont prévus « sur site » (et le reste « sur dossier »)
- la prévention des violences (formation des personnels notamment cell·eux de Vie scolaire en première ligne pour accueillir la parole des enfants, application des programmes de l’EVARS dans tous les établissements y compris confessionnels…)
- une politique de protection de l’enfance progressiste et émancipatrice aux antipodes du slogan démagogue « restaurer l’autorité » de G. Attal.
Si une autorité doit être restaurée, c’est celle des pouvoirs publics