Mobilisation du 8 mars : Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

 

L’Éducation nationale est quasiment une anomalie pour l’extrême droite, pour qui éduquer les enfants est une tâche naturellement dévolue aux femmes. Elle les rêve à la maison, prônant leur « liberté de ne pas travailler », le renforcement de l’enseignement en famille, la suppression des écoles maternelles… Les sections féminines de ses différents courants montrent l’exemple, vilipendant le féminisme ou l’instrumentalisant à des fins racistes, bonnes élèves du patriarcat persuadées peut-être d’échapper ainsi à une violence masculine qui ne les épargne pourtant pas.

L’Éducation nationale fait cependant l’objet d’un vif intérêt fasciste : car elle est stratégique dans la guerre culturelle engagée par l’extrême droite pour arriver au pouvoir par les urnes. Identitaires, nationalistes et réacs de tous poils, tous et toutes hostiles aux droits des femmes et des minorités sociales, y bénéficient déjà de relais dont le site Questions de classe a ébauché récemment la cartographie. Sous-traitant les sujets les plus clivants à l’extrême droite non-« normalisée », l’extrême droite « normalisée » (le RN) n’a pas changé de nature : ses programmes pour l’École annoncent la redéfinition nationaliste des volumes horaires à l’écrasant profit d’un français figé, la réorientation des enseignements vers l’exaltation identitaire, la suppression de la prévention (l’EVARS étant vu comme « idéologique ») contre les MST ou les violences sexistes et sexuelles. L’extrême droite serine qu’il faut « chasser l’idéologie pédagogiste » de l’École – autrement dit chasser les pédagogues, et avec, tout ce qui ne cadre pas avec son interprétation politique néo-fasciste de la science. Les modèles italien, hongrois ou argentin annoncent une école militarisée. Pour les personnels LGBTQIA+, racisés, syndicalistes ou souhaitant simplement rester fidèles aux valeurs républicaines actuelles, le licenciement serait presque un moindre mal : dans les municipalités d’extrême droite, qui en sont le laboratoire, humiliations, insultes, menaces, harcèlement contre les personnels de l’Éducation récalcitrants sont monnaie courante, de la part d’élu·es ou de collectifs de parents militants – qui se sont déjà targués de leurs méthodes au Sénat. Héritière du fascisme, hostile
à toutes les minorités sociales dans ses votes actuels, l’extrême droite au pouvoir porterait à son paroxysme toute l’exclusion et le tri social dont est capable l’institution scolaire, établissant contre les personnels précarisés et les élèves brutalisé·es un tout-répressif féroce et ultra violent : son idéologie, viriliste et masculiniste par essence, doit être combattue sans relâche.

La CGT Éduc’action, comme la CGT, est et restera féministe donc antifasciste.

Retrouvez notre tract à diffuser

Retrouvez le tract le communiqué de l’intersyndicale

Retrouvez le tract de l’intersyndicale pour le 8 mars

RDV dans le 44

REDON 10h devant les halles

SAINT NAZAIRE 11h place de l’hôtel de ville

NANTES 15h Place Graslin

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