Violences faites aux femmes

Notre publication ICI

Un an après l’apparition du hashtag #balancetonporc à la fin du tweet d’une journaliste écœurée par les paroles d’un directeur de chaîne, qu’en est-il de la situation des victimes qui ont osé dénoncer, publiquement ou non, l’homme qui tentait d’abuser de son pouvoir et d’un lien de subordination ?

Si la parole s’est libérée à la suite de ce mouvement #metoo (préféré à sa version française peut-être plus maladroite), si les femmes se sont senties moins seules et isolées, nous ne pouvons que constater le travail qui nous attend encore pour faire reconnaître les violences subies. « Les femmes veulent l’égalité salariale, et en plus elles voudraient être traitées comme n’importe quel collègue masculin? ! Mais où va le monde !!! » « Et que va devenir la légendaire galanterie à la française, si on n’a même plus le droit de se laisser inviter au restaurant ou qu’un homme nous tienne la porte ? » Non, vraiment, ces archaïsmes et ce mélange des genres n’aident pas.

Quand on lit que le bourreau se pose en victime et porte plainte pour diffamation, quand on lit que la victime a plutôt intérêt à être blanche comme neige pour que sa parole soit entendue, que sa façon de s’habiller ou de parler a peut-être pu prêter à confusion (ben voyons !), ce n’est pas facile de passer le pas et de porter plainte. Il y a encore énormément de barrières à faire tomber. Y compris dans notre champ professionnel.

Heureusement nous pouvons aussi constater des avancées. Des structures, des associations se sont organisées pour assister les victimes. Notre syndicat, par le biais du collectif confédéral Femmes-Mixité, organise régulièrement des formations, des journées d’études pour outiller chacun·e d’entre nous. Les femmes aussi s’organisent pour faire bouger les lignes, les personnalités publiques prennent la parole pour obliger les gouvernements à faire avancer la loi et représenter celles qui n’osent pas la prendre.

La Collective (Collectif égalité Femmes-Hommes) de la CGT Éduc’action participe aussi, au sein du syndicat et au quotidien, en questionnant nos pratiques pédagogiques pour proposer aux jeunes esprits qui nous sont confiés un modèle de société plus égalitaire et où chacun·e pourra trouver sa place sans craindre une quelconque violence.

 

 

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.