Journalistes interdits à Notre-Dame-Des-Landes, danger pour la démocratie

Alors que depuis lundi matin, 2 500 gendarmes sont mobilisés pour évacuer la ZAD (zone d’aménagement différé) de Notre-Dame-des-Landes, les médias sont clairement interdits de filmer les affrontements et doivent se contenter des images officielles fournies par les forces de l’ordre. Le SNJ-CGT proteste vigoureusement contre cette mise au pas et ce contrôle de l’information visant à éviter la diffusion d’une information indépendante des pouvoirs en place et réclame immédiatement la libre circulation des journalistes dans la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.

Selon les zadistes, l’opération est « musclée, brutale ou violente ». Depuis lundi matin, 2 500 gendarmes sont mobilisés pour évacuer la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. Or, comme le souligne Cédric Pietralunga, journaliste au Monde, les médias sont clairement interdits de filmer les affrontements, le ministère de l’Intérieur invitant les journalistes sur place « à ne pas gêner les manœuvres opérées par la gendarmerie, à rejoindre un espace presse ».

Ainsi, les journalistes doivent se contenter des images officielles fournies « gracieusement » par les forces de l’ordre. Comme en atteste un autre journaliste, cette situation inédite n’avait « jamais été vue en vingt ans de carte de presse ». Ce contrôle de l’information par le gouvernement est dangereux puisqu’il met à mal un des piliers de notre démocratie : la liberté de la presse.

Le SNJ-CGT proteste vigoureusement contre cette mise au pas et ce contrôle de l’information visant à éviter la diffusion d’une information indépendante des pouvoirs en place et réclame immédiatement la libre circulation des journalistes dans la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.

La CGT

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