En greve et aux manifestations le 19 avril, le 3 mai 2018 et ses suites nécessaires.

TOU.TES ENSEMBLE, salarié.es, retraité.es, privé.es d’emploi, précaires, lycéen.nes et étudiant.es.

En GREVE et aux  MANIFESTATIONS  le 19 avril, le 3 mai et ses suites nécessaires.

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Toutes et tous uni.es dans l’action
  • Samedi 14 avril Nantes 14h30 place du cirque.
  • Jeudi 19 avril Nantes | 14h30 | Place du Commerce/St Nazaire | 10h | Place de l’Amérique Latine/Châteaubriant | 10h30 | Mairie/Ancenis | 10h | Station Esso Angers|10H30 Place du ralliement | Laval |11h30-14h30 | Préfecture| Le Mans 10h place des Jacobins | La Roche-sur-Yon |11h sur le parvis de la gare

TOU.TES. TOUCHE.ES, TOU.TES CONCERNE.ES

Le projet du gouvernement et du MEDEF contre le statut des fonctionnaires et des cheminots, contre les services publics, reprend la même logique que les ordonnances contre le droit du travail, qui ont déjà des conséquences concrètes dans les entreprises (voir encadré « cadeaux fiscaux »).

Dire que les fonctionnaires ou les cheminot.es sont  fainéant.es, coûteux/ses, archaïques… sert à livrer des missions de service public aux intérêts privés. Mais les intérêts privés ne sont conditionnés qu’aux logiques de performance et de rendement,  à la recherche du profit maximal, et tout cela au détriment de l’intérêt général ! Les exemples déjà en œuvre sont nombreux : les autoroutes, la poste, les télécommunications, le secteur de l’eau, du logement et de l’énergie. Demain, si nous ne luttons pas ce sera le tour des missions et des agents de la fonction publique, des cheminot.es….

Les politiques menées de baisse des effectifs, de réduction des accueils physique, du tout internet, de manque d’investissements participent à la dégradation de l’offre de service public et servent de prétexte pour affirmer qu’ils ne fonctionnent pas

Vu la violence des attaques contre les droits des salarié.es et des citoyen.nes, de nombreuses grèves ont lieu dans le secteur privé ou public. Les luttes sectorielles telles celles des EHPAD, des travailleurs sociaux, de l’Education Nationale, de l’enseignement supérieur et secondaire, ATSEM, de l’ONF, des pénitentiaires, des salarié.es du commerce, des agents des services publics ou des transports, les étudiant.es et les personnels des Universités, donnent l’espoir d’une convergence de lutte.
PUBLIC/PRIVE – RETRAITE.ES – ETUDIANT.ES

Services publics, emplois, statut, salaires, retraite, instances représentatives du personnel,  Macron veut tout casser CONVERGENCE DES  LUTTES

Le statut des cheminot.es n’est pas responsable de la dette et des dysfonctionnements.

Les déficits et  pannes à répétition sont le résultat des politiques de baisse des moyens en personnel et en investissements au profit du rapport à court terme et du tout TGV : la direction de la SNCF déjà engagée dans la concurrence, y compris avec ses propres filiales, veut dépecer une entreprise de service public  au détriment des usagers et des personnels donc de l’intérêt général. Les cheminots défendent leur statut, ils défendent aussi le nôtre

Cadeaux fiscaux avec nos impôts = suppressions d’emplois
Depuis 2013, plus de 70 milliards d’€ d’argent public offerts par l’État aux entreprises, sans contrepartie et sans créer d’emplois

  • CARREFOUR ➯ 400 millions de CICE et 4400 suppressions d’emplois en 2017
    • CASTORAMA ➯ 44 millions de CICE et 446 suppressions d’emplois en 2017
    • CONFORAMA ➯ 39,3 millions de CICE, 3 PSE et 445 suppressions d’emplois depuis 2014
    • FORD➯ 1.000 emplois menacés

Liste non exhaustive !

Coût exorbitant du CICE : 20 milliards d’euros par an / 200 milliards d’aides publiques et d’exonérations pour les entreprises/80 milliards d’évasions fiscales/75 milliards de profits (+32 %) en 2016 pour les entreprises du CAC 40

CAP 2022 : Les menaces sur la Fonction Publique = Casse du statut général  
Abandon de certaines missions au bénéfice du privé.

  • Plus de contractuel·les en lieu et place des titulaires = précarisation de l’ensemble des personnels, non titulaires et titulaires

–  Généralisation du salaire « au mérite » = augmentation d’une minorité, selon le bon vouloir des chef.fes, au détriment de la  progression de salaire d’une large majorité.

Suppression des CHSCT et réduction des champs de compétences des commissions paritaires = absence des représentant·es  élu·es des personnels sur les mutations, les promotions, congés formation = personnels soumis à l’arbitraire de l’administration

– Mise en place des « plans collectifs de départ volontaires ». « Chasse » aux collègues usés, malades de leurs conditions de travail et de la  dégradation des services publics  et des conditions de travail de celles et ceux qui restent.

Les réformes de l’Education Nationale : une logique  de classe !

Les réformes du lycée, de la voie professionnelle, de l’orientation, du bac et parcours sup organise le tri social dans l’ensemble du parcours scolaire et universitaire par la généralisation de la sélection et la remise en cause des diplômes nationaux.

La baisse du nombre d’heures d’enseignement pour les élèves est le principal levier pour supprimer des dizaines de milliers de postes d’enseignement.

Pour tous les personnels, cela entraînera une charge de travail accrue et c’est un pas de plus vers l’annualisation du temps de travail

Dans l’académie de Nantes, comme ailleurs, les conséquences de leur politique menacent les emplois et nos conditions de travail :

  • Suppression de postes dans les EPLE et les services (rentrée 2018 moins 6 postes administratifs) et absence des créations de postes
  • Baisse du nombre de postes au concours
  • Fermetures de classe dans les départements et en particulier en zone rurale. Sarthe : 42 /L.A : 65 / Mayenne : 9 / Vendée :29 sur l’ensemble des départements
  • Fermeture d’un collège en quartier populaire au Mans
  • Service Santé-social : incapacité d’assurer leur mission par manque de personnel et face à la multiplication des demandes de rendez-vous.
  • Aucun poste de technicien créé depuis des années – manque de médecins, d’infirmier.es, d’assistant.es sociaux, d’AED et d’AESH….
  • Multiplication des emplois précaires (contractuels, AESH,…) peu formés, sous-payés, jetables, à la merci de toutes les pressions hiérarchiques
  • Pas de postes adaptés pour les reclassements des personnels en difficultés physiques et professionnelles
  • Fermeture des Centres d’informations et d’orientation et transfert du personnel des directions régionales de l’Onisep aux régions /destruction du service d’Etat d’orientation.

Notre colère est légitime c’est tous ensemble que nous pouvons gagner

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